personnes devant moi alors je ne vois rien. Et maintenant sur scène..... Je ne sais pas. La musique et la bière m'emportent. Chaque lundi, l'entrée est gratuite. Charles file et avec Antoine, nous nous dirigeons doucement vers le Charlie P's, où nous attendent Cécile et sa troupe de Polonaises, des Grecques et un Français de Cracovie. "Sur le manche lisse de la pompe à bière posait légère la main de Lydia, potelée, laissez moi faire." Encore un des endroits les plus connus de Vienne, repère des étudiants avec une grande masse d'Autrichiens tout près de Shottentor, Währingerstrasse. Mais le hasard à ses raisons et mon âme errante n'était encore jamais allée dans ce lieu. Un pub. Je m'ennuie un peu de retrouver toujours la même ambiance dans ces lieux. Enfin, nous voilà à blablater anglais ou allemand sur des sujets dont je ne me souviens pas. Rien d'intéressant sans doute. "En avant, en arrière ; en arrière en avant ; sur le manche poli (elle sent que ses yeux à lui, mes yeux à moi, ses yeux à elle) son pouce et son index passaient pleins de pitié ;" Laissez les pièces des étages et les petites alcôves en bois, descendez vers la cave où l'annonce des résultats d'un concours nous attend. Un instant avec mon camarade, on se demande si c'était une bonne idée d'abandonner la sécurité du Tunnel pour la musique sans génie et l'animation aléatoire de ce pub. "; passaient et repassaient, doux contact, puis glissaient en coulant, tout doucement, jusqu'en bas, et de leur anneau plein d'onction, un bâton émaillé, frais, ferme et blanc qui point." Et moi, je regarde ! Foule nombreuse. Plutôt roots mais la diversité d'habillement est telle que je n'ose pas prononcer une généralité. La bière défile comme les compliments si l'on regarde le site internet. Pour le Irish Independent c'est le pub de l'année. (Ils ne connaissent pas le Général Humberts à La Rochelle mais c'est un point de vue partisan.) C'est vrai. Il y a une atmosphère. Enfumée, bigarrée, alcoolisée, souterraine. Les gens finissent par se disperser, Cécile et Antoine partent dans leur coin, je me dirige vers Schottentor, marche, me trompe de bus, remarche, Schottenring, Schwedenplatz, le N25 et le N29 filent devant moi, remarche, Taborstrasse, l'atelier de Erwin Wurm, Heinestrasse, marche, Pazmanitengasse, marche, Volkerplatz, dors sans penser encore à dimanche prochain.
Les notes :
Après Vienne, une année de chocolat viennois et de pâtisseries de toutes sortes, voilà Paris. A nouveau, déguster ou même parfois se baffrer
mais, surtout, tout goûter. Arpenter les arrondissements, rôder dans les petites rues à la recherche du meilleur endroit. Continuer à être objectif. Oser caresser avec délice l'absolu. Pour cela,
il faut des critères évidents, clairs, nets, précis, réduits. Il faut, le temps d'une dégustation, réussir à devenir un ordinateur, une simple machine à papilles.
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Les palais de Luxure
Donau
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Les lointains pèlerinages
Tate Modern Restaurant (London)