Asia World

Publié le par Ulysse

Les cours à Vienne recommencent et avec cela la litanie ennuyeuse du professeur d'Allemand. Le premier semestre avait commencé avec Quentin et Diégo, le deuxième commence avec Cécile et.... sans Diégo qui a oublié de se réveiller. Nous quittons bien vite ce lieu de perdition, et n'écoutant que l'appel de mon estomac, je pars avec Cécile à la recherche d'un endroit où nous sustenter à moindre coût. En face du Campus et de l’arrêt du tramway 5, notre choix se porte sur Asia World, qui comme son nom l’indique joue la carte fourre tout. Tremblez populace orientale, des berges du Gange aux confins du désert de Gobi, vous mangez la même chose, ce sont les standards asiatiques de l’Europe qui me l’ont susurrés dans l’oreille. Nous entrons. Suspicieux. Il est tôt et il n’y a pas encore beaucoup de monde. Toutefois, l’atmosphère générale est sympathique, de grandes tables rondes permettent les tablées conviviales. Buffet pour tous ! Orgie romaine. Des salades, des fruits, des Dim Sum, des plats chinois, des soupes miso et des sushi ratés. Pour 6, 60 euros, tout est à volonté le midi. Bonne affaire ? Je ne sais pas, le midi on n’a pas très faim et si on mange, évidemment, il faut se forcer un peu pour avoir l’impression de rentabiliser l’opération. La salle se remplit, un mélange d’étudiants, d’ouvriers et de veilles personnes, ça papote, ça cancane. C’est épicée alors je transpire. Je suis sceptique sur le goût, grand amateur de chinois, j’ai de plus en plus de mal avec la viande avariée que l’on nous sert. Dans Le livre d’un homme seul de Gao Xingjian, alors qu’il ne pense pas à sa grosse allemande ou cette jolie chinoise du temps d‘avant, le narrateur disserte à un moment sur les nourritures du monde. Il aime les spécialités françaises ou la moutarde qui pique des japonais mais il déteste le Kentucky Fried Chicken. Ses raisons sont compréhensibles : standardisation, mal-bouffe, mauvaise qualité... Je crois malheureusement que ces critiques sont applicables à de nombreux restaurants chinois  à l’étranger. Si je continue à les fréquenter, tout comme les KFC, refusant de renier mes amours de jeunesse, la digestion est souvent difficile.


Les notes :


Le Prix : 5/20, trop cher pour la qualité, bon marché pour l’abondance



L’avis de Cécile : 15/20, elle a beaucoup aimé mais bon elle est Polonaise et elle est née pendant la guerre froide, après les patates aux choux, tout est bon.

La beauté de la serveuse : 13/20, Elle n’est pas extraordinaire mais elle est gentlle et, comme vous le savez, une serveuse à Vienne c’est si rare qu’il ne faut pas cracher dans la soupe.

Ma maîtrise des nouvelles technologies
: 10/20 j’ai un nouveau jouet, je peux prendre du son avec. Ce son viendra s’ajouter au début de certains articles. Il n’a pas de but informatif, juste donner une ambiance de Vienne, une atmosphère de lecture. Pour l’anecdote, le bip c’est le bip à la caisse au Billa quand les produits sont comptabilisés et la cascade c'est une chute de pièces.

L’actualité Mondiale
: 15/20 Adieu Wurm, voilà Klein ! En coopération avec le Centre Pompidou si j’en crois l’affiche. Je dîne avec mon colocataire et ses amis et ils sont tous contents. Ils n’ont pas aimé Wurm. Je leur demande pourquoi car je ne suis pas d’accord.  « C’est pour les enfants. » Je réponds qu’il faut parfois savoir rire avec l’art. Ils pensent qu’il ne faut pas trop rire. Je contre-attaque en expliquant qu’ils ne l’ont pas aimé parce que ils sont Autrichiens et Wurm aussi et qu’ils ne savent pas  s’aimer. C’est normal, on a le même problème en France, j’ajoute. Là, ils ne peuvent qu’acquiescer.




Publié dans Vienne

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