Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 20:39
Tiens ? Un nouvel ami, ici.

Ce camarade aime beaucoup Paris.

Par Ulysse - Publié dans : Paris - Communauté : Les amoureux de Paris
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 21:52
Où sommes-nous ?
Tu es à Vienne.
A Vienne ?
Loin de Paris.
Babel ne marche pas.
Je sais.
Je n'ai pas le temps.
Je sais.
Chocolat Viennois me manque.
Je sais.
            Un instant, un murmure.

Naschmarkt, me voilà de retour. J'hésite un instant à remonter la Gumpendorferstrasse pour aller à Natsu. Puis, je me dis que ce n'est pas la peine. J'en ai déjà trop parlé. Le Mocca Club. Un de mes bars préférés à Vienne. Pourtant, je n'ai pas écrit dessus. Les jours passaient, j'y allais et rien. Le néant, tellement évident que c'était un en mc002.jpg droit agréable que ce n'était pas la peine de courir le long du Danube en hurlant, Allez-y, Allez-y !
Six mois de gestation, six mois loin de Vienne pour, enfin, se sentir capable d'écrire dessus. La rencontre avec un livre aussi sans doute. Je me souviens de cet Irish Coffee avec Quentin. Mon premier. Pas très habile d'ailleurs. A éviter. Les chichas avec Anne. Tous les goûts sont possibles sur la carte qui doit faire trente pages mais, en stock, ils n'ont toujours que le parfum pomme de disponible.
Noix de coco, ce sera pour une prochaine fois. Non, c'est l'ambiance qui apporte ce petit plus. Un peu africaine, un peu chinoise, un peu indienne. Coloniale évidemment, persifleront les mauvaises langues. Avec un immense choix de cafés équitables pour faire plus XXIème siècle. Le décor sonne comme un hommage. A un ailleurs lointain. Ou peut-être pas si lointain. J'ai l'impression que je vais découvrir l'Inde avant de revenir à Vienne. C'est une autre histoire. Sur les traces de Nicolas Bouvier.
Gwalior, c'est un nom magnifique, c'est un nom de livre d'enfant. Et je me réjouissais à cause de ce nom. Les noms de  ville sont comme les noms de femme : certains vous plaisent, tombent dans l'oreille d'une façon privilégiée, et on se dit : tiens, celle-ci doit être superbe. On doit aller la voir. Nicolas-bouvier-1.jpg
Il faudra un jour que j'aille à Gwalior. Je n'ai jamais aimé le prénom Louise. Je crois que les Louise ne m'aiment pas aussi. Quand j'étais petit, j'inscrivais sur une feuille les noms de villes que je préférais sur un Atlas. Je créais des tournois de foot imaginaire. Il y avait Nantes, évidemment Qui gagnait toujours. Minsk tirait son épingle du jeu. Quito. Ouagadougou était très habile. Vladivostok était souvent en finale. Et que dire de Valparaiso ? Comme si, pour mon regard d'enfant, plus il y avait de syllabes, plus c'était incroyable. En sortant du Mocca Club, ces lieux raisonnaient toujours en moi, comme des femmes que l'on n'aura jamais mais que l'on ne peut s'empêcher d'aimer.

Le voyage ?
Je ne sais pas.



Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 14:41
I rouge
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;



Deux bières à  Kantine, un des premiers bars de mes amours viennoises et que je risque de ne pas revoir. Un petit sourire au Bendl, encore des Koks, puis, Gautier qui a une idée, suivez-moi, allons vers le Volksoper. Il nous explique, "j'ai entendu de la musique, un soir je suis entré, je n'ai pas été déçu." Nous le suivons, l'espoir à fleur de peau de découvrir un autre lieu intéressant à quelques semaines du départ. Pour être un peu plus triste avant de partir.


   P1000051-copie-1.JPG   Je sais. Tout devait être terminé. Mais, j'ai retrouvé ces quelques lignes inachevées. Une de mes dernières soirées viennoises. Dans le Volkstheater, on entre, premier étage, les portes du théâtre sont fermées mais au bout du couloir, il apparaît, le Rote Bar. Le bar rouge. Ce qui me marque en relisant mes notes c'est l'accumulation de nostalgie en quelques lignes. Amours viennoises, quelques semaines du départ, un peu plus triste avant de partir. Et vlan, bam, bimvlan, pathos, satané pathos, quand tu nous tiens. Bien sur, le Rote Bar se prête à se dégoulinement de I rouge. Un lieu d'illusion. Inconnu. Il est minuit et il n'y a que quelques tables éparses qui sont occupées. Évidemment, comme le nom l'indique, et comme Rimbaud l'avait prédit, tout est rouge ou pourpre. Sauf le serveur, en corset noir.
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles
Blabla.
Bombus en latin désigne le bourdonnement des abeilles. Le serveur bombine donc autour de nous. Les canapés près de la fenêtre nous plaisent un temps mais il y a mieux. La scène. Vide. Elle nous attend. Elle susurre
Occupez moi, occupez moi c'est la fin, adieu Vienne, utilisez le théâtre pour oublier
Dans un tourbillon, nous l'écoutons, chacun saisit une chaise. Nous voilà sur elle. Le serveur, habitué de ces fleurs volages, vient bombiner vers nous, évitant habilement les mains de Jeanne-Marie car
Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?
Il ne dit rien. Nous rions. Nous sommes bien. Nous nous regardons un peu en coin, sachant qu'il est probable que nous nous reverrons plus. La France, la vie, reprendra son cours. Le vin blanc n'est pas très cher. La bière, un peu.
Maintenant, je suis dans le 18ième arrondissement. Vienne me manque. Avoir le temps me manque. M'ennuyer me manque. Passer ses journées à boire des cafés me manque. Regarder le monde d'un oeil morne me manque. La bière à trois euros me manque. Natsu, le restaurant japonais, me manque. La scène s'ouvre au-dessous de moi. Elle m'avale.
Bah, oublie cette ville qui ne valait pas grand chose, tu es à Paris, au centre du monde, là où les cultures se mélangent
Je ne sais pas
Rien que dans ta tour, la tour Boucry, quarante civilisations te contemplent
Ma tour ?
Ta tour, ta tour c'est Babel
Babel Boucry ?

 

 

Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 12:35

Et voilà, c'est fini.

            Sans le dire, un peu lâchement.

                                On oublie, on n'en parle plus.

                                            Pourtant, il y a encore tellement de bars ou de cafés.

Je suis désolé le Mocca Club, je suis désolé l'Immer Voll, je vous ai oubliés.

Je suis désolé Sacher, je suis désolé le Rote Bar.

Je suis désolé Vienne, je suis parti.

Chocolat Viennois ne disparaît pas, il reste là

Reposant sur son passé, attendant un avenir meilleur.

Qui sait si un jour je retourne à Vienne, même pour un week-end, Chocolat Viennois revivra.

Et moi avec.

 

 

 

Si vous cherchez un café viennois :
Maximilian
Café der provinz
Votiv

Palmenhaus
Pickwick's
Demel
Segafredo (Esl' Hagsac)
Welt Café
Bellaria
MQ Daily
BAWAG café
Braunerhof
Zum Leupold
Segafredo
Aïda
Die Kantine
Café Stuphann



Si vous cherchez un restaurant :
Schweizerhaus
Wienerschnitzelplatz'l
Café Garage (Grinzig)
Figlmüller
Asia World
Wok et Fondues Chinoises
Universitäts Bräu
Atelier Augarten
Am Nordpol
Wickerl
Shanghai Tan
Gräfin vom Naschmarkt
Bagels Station
Natsu

 Si vous cherchez un bar, une boîte :
Bendl
Rathaus
Einbaumöbel
Einbaumöbel (Esl'Hagsac)
Les bars de l'amour de Praterstern
Flex
Charlie P's
Wuk (et un peu les élections françaises) (Esl' Hagsac)
Camera Club
Soho
Donau
Die Dondrine
Kaiko
Shebeen
Tunnel Vienna Live
Bier Teufl
B 72
Down Under
WUK
Fluc
Luftbad
Planet Music
Puu
London Club



  Le reste est à trouver en se baladant sur le blog.


 

Par Ulysse - Publié dans : Vienne - Communauté : Erasmus un jour, toujours
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 13:46
Retour au Bendl
1.JPG Un, deux, trois, quatre....
Treize à la douzaine
Koks, mon amour
koks.JPG














Les dessous de bière volent
c'est la tradition
     

2.JPG










Et l'adition décolle
Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 13:34


Petit café. Tout près du Rathaus. Nous avons été conviés par Constanze, une Autrichienne de l'ONU,  pour découvrir un nouveau mélange que l'on ne sert que dans cet endroit. Le Koks. Du rhum autrichien, des graines de café, du sucre. Mon nouvel ami. Dernièrement Vienne ne m'a pas apporté grand-chose de nouveau, tout au plus des sursauts d'amusement. J'étais presque amoureux de cette ville, mais, petit à petit, l'ivresse retombait et sous le voile d'une gueule de bois sévère, ma vision devenait brouillée. Je ne savais plus penser. L'illumination nous a dit que cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux. Je me souviens, c'était en Bosnie, alors que le wagon s’enfonçait dans un tunnel à l’issue plus qu’incertaine, il y avait aussi perte d'espoir. Puis, vint Jablanica, car cependant à Jablanica les cris d’enfant balayèrent le poème d’un sourire et cette question qui était restée en suspens, sarinagara ?

Tsuyu no yo wa
Tsuyu no yo nagara
Sarinagara

Ce monde de rosée
est un monde de rosée, pourtant
cependant


A Jablanica il y avait sauvetage d'un monde en perdition depuis qu'à Srbrenica, l'humanité s'est regardée mourir. Mais c'est une autre histoire. Qui nous éloigne du café et ne nous sert qu'à nous masturber intellectuellement en citant Kobayashi Issa. Je l'ai déjà dit, je ne sais plus penser, alors je vais continuer de me tripoter un instant. Kobayashi Issa a écrit son poème en faisant référence à la mort de sa fille ; il y a longtemps j'avais associé le mot sarinagara avec le rire des enfants de Jablanica ; je connaissais l'importance de sarinagara dans la poésie japonaise mais j'ignorais que le poète faisait référence à sa fille perdue ; à chaque fois que je sors le soir, je traverse la Volkerplatz où il y a des dizaines d'enfants qui jouent un peu partout, le rire encore ; le rire de la Volkerpltaz annonce alors toujours l'ivresse ; l'ivresse entraîne la perte de conscience et l'illumination donc Rimbaud et sa Mâtinées d'ivresse"Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux." ; l'ivresse au Bendl, c'est le Koks. Tout comme Virgile a écrit sur Vénus parce que Venusfalle, Sarinagara parce que Koks. Ou l'inverse. Au choix. D'où la question, sarinagara ? cependant ? Ce soir, oui, bien sur.

Les notes :

Le lieu : 17/20 mur qui s'effrite, débandade de posters sans logique, un vieux juke-box qui crache les tubes habituels, des vielles dames presque chics, des jeunes avec dreadlocks, des banquettes miteuses, une odeur de cigarette froide et stagnante qui se réchauffe plus les gens arrivent, les toilettes puent ( et là je pourrais citer Thomas Bernhard et sa critique des toilettes de Vienne mais gardons ça pour une autre fois)

La boisson : 20/20 Rien à dire, j'aime, les graines de café qui croquent, le sucre trempé dans le rhum qui fond dans la bouche et la gorgée de rhum cul-sec qui emporte tous ses éléments et un peu plus au fond de votre gosier apportant bonheur et réconfort. Sinon Koks en argot autrichien cela veut dire cocaïne.

Le charme de la serveuse : 10/20 Au départ elle était aussi aimable qu'un  serveur du café Hawelka et une caissière de Penny Markt réunis, puis, l'alcool aidant, elle est devenue de plus en plus gentille.

Le poète : Kobayashi c'est aussi l'avocat de Keyser Söze dans The Usual Suspects....Tout se regroupe....



Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /Juin /2007 20:36
LABE.JPG
Vienne est une ville qui se veut différente alors à chaque fin d'année la mairie organise une grande fête pour les étudiants dans la cour du Rathaus, l'Hôtel de Ville. La musique tout public et surtout toute baveuse vient alors tâcher les beaux murs intérieurs de cet immense bâtiment. Je n'ai pas grand chose à dire sur cette fête, ce n'était pas vraiment mon univers, trop de mini-shorts blancs pour moi. Voila un mélange improbable entre Gao Xingjian et deux poètes du XVIième siècle Louise Labé et Mellin de Saint-Gelais. Résultat de mon ennui lors d'un cours de "Conflict societies" et n'ayant aucun rapport avec la fête. Faut-il y voir un appel à un monde différent ? Non.

J'ai peur, dit-elle
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
De quoi
J'ai chaud extrême en endurant froidure
Je n'ai pas peur de quelque chose, mais je veux dire que j'ai peur.
La vie m'est et trop molle et trop dure
Enfant stupide,
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
l'autre rive
Tout à coup je ris et je larmoie,
que dis-tu ?
Et en plaisir maint grief tourment j'endure
Tu ne comprends pas.
Mon bien s'en va, et jamais il ne dure :
Tu m'aimes ?
Tout à coup, je sèche et je verdoie.
Je ne sais pas,
Ainsi Amour inconstamment me mène ;
tu ne l'avais jamais fait
Et quand je pense avoir plus de douleur
Je savais seulement que tôt ou tard ce jour arriverait,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
tu es heureuse ?
Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Je suis à toi maintenant, dis moi des choses tendres, parle moi des ténèbres,
Et être au haut de mon désiré heur
Pangu brandit sa hache pour ouvrir le ciel,
Il me remet en mon premier malheur.
ne me parle pas de Pangu,
Par l'ample mer, loin des ports et  arènes
te raconter quoi ?
S'en vont nageant les lascives sirènes
Raconte-moi ce bateau,
En déployant leurs chevelures blondes
un petit bateau qui va sombrer,
Et de leurs voix plaisantes et sereines,
on croit qu'il va sombrer, mais ne sombre pas
Les plus hauts mâts et les plus basses carènes
finalement, a-t-il sombré ?
Font arrêter aux plus mobiles ondes,
Je ne sais pas.
Et souvent perdre en tempêtes profondes
Tu es vraiment un enfant.
Ainsi la vie, à nous si délectable
Raconte-moi une histoire,
Comme sirène affectée et muable,
après la grande inondation, entre ciel et terre, il ne resta qu'un petit bateau, dans ce bateau seulement un frère et une sœur, ils ne supportaient plus la solitude et se tenaient étroitement serrés, seule la chair de l'autre attestaient sa propre existence,
En ses douceurs nous enveloppe et plonge,
tu m'aimes,
Tant que la Mort rompe aviron et câble,
la fille a été séduite par le serpent,
Et puis de nous ne reste qu'une  fable,
le serpent, c'était mon frère.
Un moins que vent, ombre fumée et songe.





La Montagne de l'Âme
de Gao Xingjian, Sonnet VII de Louise Labé et Treizan de Mellin de Saint-Gelais
Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 17:07
1bmtanz.jpg Raphael mais pas en live malheureusement.


einbaum--bel-pano-1.jpg

Et sur les photos, on peut voir Myrtille, Antonin et Clément.

vor1bm.jpg
Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 16:02
hollandais-volant.jpg La route chante, petit tramway jusqu'au U6 puis Alser Strasse, je retrouve Antonin, Myrtille et Clément. Le Gürtel dans lequel je n'ai que peu de foi nous accueille. Thomas m'a convié. Un bar que je ne pouvais connaître, Einbaumöbel, une association qui organise des concerts dans ce qui est sans doute un ancien magasin (ou entrepôt ?) de meubles. Pas très grand. Chaleur douce et les gens s'étalent un peu partout autour. La bière n'est qu'à 2 euros 50, je ne pense pas qu'ils servent d'autres alcools. Une pièce unique, voûtée sous le métro. Pour tous souvenirs de ce passé ancien, il y a une chaise qui pend du plafond et quelques vieux einbaum--bel.jpg canapés et fauteuils regroupés dans un coin où l'on peut s'étaler mollement. Ils sont sans doute aussi sains que ceux du défunt bar La Cave, à la Rochelle. Je lance mon regard à la dérive et je m'attarde un instant sur deux petites alcôves présentes de chaque côté. Juste deux pierres enlevées, les places ont été prises par deux têtes de mort en plâtre. Elles sourient. Elles savent ce que, nous, nous ne devons pas savoir mais dont nous rêvons, de temps à autre, quand, jeunes fous, l'ivresse nous pousse à oser demander. "It is evident that we are hurrying onwards to some exciting knowledge—some never-to-be-imparted secret, whose attainment is destruction." écrit Edgar Allan Poe dans Manuscrit trouvé dans une bouteille une nouvelle des Histoires Extraordinaires, un recueil où dans mes souvenirs les crânes pullulent. Baudelaire traduit cet extrait ainsi, "Il est évident que nous nous précipitons vers quelque entraînante découverte, – quelque incommunicable secret dont la connaissance implique la mort." Cela peut être sur le pont du Hollandais Volant juste avant de sombrer ou bien en se laissant emporter par la musique et l'ivresse. Le premier concert est celui de Raphael, un ami de Thomas que j'avais déjà pu apprécié au Luftbad . Toujours les mêmes sons entraînants. Il parle des femmes, des femmes, des femmes. Comme toujours. De celles qui sont parties. Evidemment. De celles qui n'ont pas voulu donner. Bien sur. "Sie ist so kalt" répète-t-il encore et encore. Je demande à son ancienne petite amie, Anna, si elle est aussi froide que la chanson le laisse entendre. "Du bist gemein", elle me répond. Heureusement, il y a le lalalalala pour oublier. Puis, il y a un autre groupe moins intéressant et ensuite Thomas qui est le DJ jusqu'à trois heures du matin. Après, bah ! après, le retour, l'ivresse des cinq pintes qui suffit à peine à vous arracher un sourire, la dame du Picollo et, encore, la route qui chante, ou pas.

"the ship is quivering, oh God! and—going down".

"le navire tremble, – ô Dieu ! – il se dérobe… – il sombre !"

Les notes :


Le lieu : 20/20 Un endroit comme je les aime.

La beauté de la serveuse : Trop moche mais très souriante.

L'actualité mondiale : 17/20 La France a gagné contre l'Ukraine et c'est une bonne chose. Pendant ce temps-là, j'ai vu deux matchs de l'équipe d'Autriche, le premier contre l'Écosse, le second contre le Paraguay. Je dois être le seul français a avoir vu trois matchs de la Wunderteam en deux semestres. Conclusion ? Ils n'ont aucune chance de réussir un coup pendant le Championnat d'Europe.






Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 21:11
Depuis hier, j'ai 21 ans. J'ai le droit de boire de l'alcool aux Etats-Unis et d'aller aux putes en récitant un poème de Coleridge, In Xanadu did Kubla Khan... Après, il y a une histoire de lait du paradis qui gicle ou que l'on boit, c'est en Anglais et je n'ai pas tout compris. De l'amour dans ce poème ? Sans doute un peu, sûrement plus que dans le Love Story Bar dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. Depuis que j'habite près de la Volkerplatz, j'ai prévu de faire solo-kabinen.jpg un article sur les bars de l'amour de Praterstern. Comment en parler ? Je me suis demandé si pour les besoins de la cause il fallait vraiment y aller. Mais, je n'ai pas trouvé de volontaire pour y passer une soirée de débauche avec moi et, tout seul, j'ai peur. Alors, il faudra laisser l'imagination parler. Suivez-moi, la nuit sera longue, les bars nous attendent... Je sors de chez moi, il est un peu plus de 9 heures. Pour commencer la soirée, je vais dans le Peepshow à côté de l'arrêt Am Tabor et je loue une vidéo pour une petite séance dans une Solokabine. La porte n'est jamais fermée et à chaque fois que je descend du tramway je vois quelqu'un rentrer dans cet établissement. Ensuite, je me dis que j'ai besoin d'un peu de compagnie. Là, le choix est trop vaste. J'aurais voulu aller au Marylin Bar. J'aime bien les photos des femmes qui se pelotent nues sous une douche et qui sont affichées sur la vitrine. Mais, il vient de fermer, il y a maintenant de grandes bandes jaunes qui indiquent que cela va bientôt réouvrir sous un nouveau nom et avec de nouvelles filles. Ces autocollants jaunes me font penser à une scène de meurtre où l'on n'aurait plus le droit d'aller. Après, il y a le Love Story Bar et sa merde devant la porte qui me répète chaque jour, "on y va ?" et ne bouge pas. Fermé également. Le Piccolo peut-être. Non, c'est trop simple, ce serait donner victoire à toutes les filles de ce bar qui n'ont pas cessé de me demander tout au long de l'année si je voulais bien entrer. A côté du Studentenheim de la Mocklereï, il y en a deux également dont un qui propose des chambres à ambiance. Moyen-Age, Rome.... Là-bas, il y a aussi un Méga Sex-Shop que je me suis promis d --rotik-plakat.jpg e visiter un jour, il est sans doute plus intéressant que le Spartacus sur la Mariahilferstrasse, qui est coincé entre deux grands magasins. Mais, c'est un peu loin et si l'on va jusque là, autant aller aux putes dans le Prater ou dans la Darwin Gasse avec cette porte où il y a juste une affiche d'une jeune japonaise en bikini et cette indication claire mais lapidaire, "Asiat Girls 24-". Non, il faudra trouver plus près ou moins glauque, dans une des rues parallèles de la Tabor Strasse pourquoi pas. Je sais ! Venus Falle... ce mot me traversa et créa en moi un sillage éveillé pour imiter Gracq réfléchissant devant la mala noche de Goya. Je vais aller au Venus Falle dans la Heinestrasse. Ce bar est un mystère, la porte est toujours fermée. Il n'y a que deux néons qui clignotent. "Open" et un autre désarticulé dessinant une femme nue. Franchir la porte pour savoir si comme dans les autres bars ce sont des vieilles dames au seins tombant et si l'on doit s'enivrer avec des bouteilles de Schlumberger. J'ose croire qu'il est différent. Ils ont un site Internet plutôt étrange. Une écriture rouge sur fond noir qui donne des conseils. Comment lutter contre la perte d erotik-2.jpg u désir ou de la libido pour les femmes ménopausées, la question de l'orgasme, du pénis, les différentes pratiques sexuelles ou le Kamasutra. Malheureusement, dans la partie "Bildergallerie", il n'y a rien. C'est en allemand et sans image je ne comprends pas tout alors je suis déçu. Sur le site best-restaurant.at, ils expliquent que, dans ce bar, les "beautés internationales" parlent allemand et que ce qui commence ne s'arrête jamais.... Il y aura ivresse de vice et impossible sortie de ce piège de Vénus. Déjà, Virgile, dans l'Énéide, nous avait prévenus de la fourberie de cette femme. "Elle s'adresse au dieu qui porte des ailes, à l'Amour. «Mon fils, lui dit-elle, toi qui es ma force et ma grande puissance [...] je fais appel en suppliante à ton pouvoir divin. [...] Pour le temps d'une nuit, déguise-toi, prends sa (celle d'Ascagne) forme et, enfant, revêts ce visage d'enfant qui t'est si connu. Lorsque Didon, toute à la joie, te recevra sur ses genoux au milieu du festin royal et des libations de Bacchus, lorsqu'elle t'embrassera et te couvrira de doux baisers, souffle sur elle un feu secret et, sans qu'elle s'en aperçoive, verse-lui ton poison.»


La note


La beauté de la serveuse : work in progress


PS : toutes les photos proviennent du site, http://www.typemuseum.at/home.
Par Ulysse - Publié dans : Vienne
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Jours tranquilles à Paris

Après Vienne, une année de chocolat viennois et de pâtisseries de toutes sortes, voilà Paris. A nouveau, déguster ou même parfois se baffrer mais, surtout, tout goûter. Arpenter les arrondissements, rôder dans les petites rues à la recherche du meilleur endroit. Continuer à être objectif. Oser caresser avec délice l'absolu. Pour cela, il faut des critères évidents, clairs, nets, précis, réduits. Il faut, le temps d'une dégustation, réussir à devenir un ordinateur, une simple machine à papilles.

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