Samedi 12 avril 2008
Deux chats, un roux, un noir ; une vieille théière bleue ; une poupée ; un petit panier ; vieilles chaises déglinguées ; arrrière-cuisine intime ; poupées japonaises ; jolies Polonaises ; Boudha qui crie ; dessins d’enfants ; cartes illisibles mais si belles ; geisha aguicheuse ; cartes postales bibliques ; le baiser de Judas ; paniers en osier ; chapeaux de fête en carton ; un mobile silencieux ; branches tordues ; vieux ventilateur ; rideaux troués ; lampes sans âge ; poupée penchée au pull marin et au sourire coquin ; jeux du cirque ; tartaton, 3,50 euros, poire, myrtille, fruits rouges, le plaisir ; les masques ; les fées de chiffons ; petites tasses d’Alice au pays des merveilles ; bibelots ; bibelots ; bibelots ; un poster de Pierre Loti ; Prime Jeunesse ; "Quand enfin nous fûmes tombés ensemble dans les joncs enchevêtrés, je la pris dans mes bras et, à son contact intime, je me sentis faiblir tout à fait par une sorte de petite mort délicieuse... " ; un hibou ; une sorcière ; Pour mon amie Sylvie Kal ; 36 saveurs de thé différentes ; serveuse indienne ; femme à la robe étrange et colorée ; le chocolat chaud, 5 euros ; un peu de lait, une barre ; un orgasme ; incroyable ; encore ; encore ; encore ; pleurer ; Revivrons-nous cette sensation un jour ? ; jouir ; encore jouir ; le meilleur chocolat chaud de ma vie ; des livres ; boîtes à secrets ; boîtes à rêves ; Si vous n’avez pas d’argent vous ferez la vaisselle ; Avec plaisir ; les marionnettes ; cheveux blancs ; Art japonais ; le jeu de l’Eternel et de l’Ephémère ; les cloches de l’église qui raisonnent ; il est six heures ; la tarte toutes épices.



la Charlotte de l’isle
25 rue Saint Louis en l’isle
75004 Paris
ouvert du jeudi au dimanche, de 14h à 20h


par Ulysse publié dans : Paris communauté : Les amoureux de Paris
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Lundi 14 janvier 2008
Où sommes-nous ?
Tu es à Vienne.
A Vienne ?
Loin de Paris.
Babel ne marche pas.
Je sais.
Je n'ai pas le temps.
Je sais.
Chocolat Viennois me manque.
Je sais.
            Un instant, un murmure.

Naschmarkt, me voilà de retour. J'hésite un instant à remonter la Gumpendorferstrasse pour aller à Natsu. Puis, je me dis que ce n'est pas la peine. J'en ai déjà trop parlé. Le Mocca Club. Un de mes bars préférés à Vienne. Pourtant, je n'ai pas écrit dessus. Les jours passaient, j'y allais et rien. Le néant, tellement évident que c'était un enmc002.jpgdroit agréable que ce n'était pas la peine de courir le long du Danube en hurlant, Allez-y, Allez-y !
Six mois de gestation, six mois loin de Vienne pour, enfin, se sentir capable d'écrire dessus. La rencontre avec un livre aussi sans doute. Je me souviens de cet Irish Coffee avec Quentin. Mon premier. Pas très habile d'ailleurs. A éviter. Les chichas avec Anne. Tous les goûts sont possibles sur la carte qui doit faire trente pages mais, en stock, ils n'ont toujours que le parfum pomme de disponible.
Noix de coco, ce sera pour une prochaine fois. Non, c'est l'ambiance qui apporte ce petit plus. Un peu africaine, un peu chinoise, un peu indienne. Coloniale évidemment, persifleront les mauvaises langues. Avec un immense choix de cafés équitables pour faire plus XXIème siècle. Le décor sonne comme un hommage. A un ailleurs lointain. Ou peut-être pas si lointain. J'ai l'impression que je vais découvrir l'Inde avant de revenir à Vienne. C'est une autre histoire. Sur les traces de Nicolas Bouvier.
Gwalior, c'est un nom magnifique, c'est un nom de livre d'enfant. Et je me réjouissais à cause de ce nom. Les noms de  ville sont comme les noms de femme : certains vous plaisent, tombent dans l'oreille d'une façon privilégiée, et on se dit : tiens, celle-ci doit être superbe. On doit aller la voir.Nicolas-bouvier-1.jpg
Il faudra un jour que j'aille à Gwalior. Je n'ai jamais aimé le prénom Louise. Je crois que les Louise ne m'aiment pas aussi. Quand j'étais petit, j'inscrivais sur une feuille les noms de villes que je préférais sur un Atlas. Je créais des tournois de foot imaginaire. Il y avait Nantes, évidemment Qui gagnait toujours. Minsk tirait son épingle du jeu. Quito. Ouagadougou était très habile. Vladivostok était souvent en finale. Et que dire de Valparaiso ? Comme si, pour mon regard d'enfant, plus il y avait de syllabes, plus c'était incroyable. En sortant du Mocca Club, ces lieux raisonnaient toujours en moi, comme des femmes que l'on n'aura jamais mais que l'on ne peut s'empêcher d'aimer.

Le voyage ?
Je ne sais pas.



par Ulysse publié dans : Vienne communauté : Expatrie(e)s
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Lundi 12 novembre 2007
I rouge
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;



Deux bières à  Kantine, un des premiers bars de mes amours viennoises et que je risque de ne pas revoir. Un petit sourire au Bendl, encore des Koks, puis, Gautier qui a une idée, suivez-moi, allons vers le Volksoper. Il nous explique, "j'ai entendu de la musique, un soir je suis entré, je n'ai pas été déçu." Nous le suivons, l'espoir à fleur de peau de découvrir un autre lieu intéressant à quelques semaines du départ. Pour être un peu plus triste avant de partir.


  P1000051-copie-1.JPG  Je sais. Tout devait être terminé. Mais, j'ai retrouvé ces quelques lignes inachevées. Une de mes dernières soirées viennoises. Dans le Volkstheater, on entre, premier étage, les portes du théâtre sont fermées mais au bout du couloir, il apparaît, le Rote Bar. Le bar rouge. Ce qui me marque en relisant mes notes c'est l'accumulation de nostalgie en quelques lignes. Amours viennoises, quelques semaines du départ, un peu plus triste avant de partir. Et vlan, bam, bimvlan, pathos, satané pathos, quand tu nous tiens. Bien sur, le Rote Bar se prête à se dégoulinement de I rouge. Un lieu d'illusion. Inconnu. Il est minuit et il n'y a que quelques tables éparses qui sont occupées. Évidemment, comme le nom l'indique, et comme Rimbaud l'avait prédit, tout est rouge ou pourpre. Sauf le serveur, en corset noir.
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles
Blabla.
Bombus en latin désigne le bourdonnement des abeilles. Le serveur bombine donc autour de nous. Les canapés près de la fenêtre nous plaisent un temps mais il y a mieux. La scène. Vide. Elle nous attend. Elle susurre
Occupez moi, occupez moi c'est la fin, adieu Vienne, utilisez le théâtre pour oublier
Dans un tourbillon, nous l'écoutons, chacun saisit une chaise. Nous voilà sur elle. Le serveur, habitué de ces fleurs volages, vient bombiner vers nous, évitant habilement les mains de Jeanne-Marie car
Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?
Il ne dit rien. Nous rions. Nous sommes bien. Nous nous regardons un peu en coin, sachant qu'il est probable que nous nous reverrons plus. La France, la vie, reprendra son cours. Le vin blanc n'est pas très cher. La bière, un peu.
Maintenant, je suis dans le 18ième arrondissement. Vienne me manque. Avoir le temps me manque. M'ennuyer me manque. Passer ses journées à boire des cafés me manque. Regarder le monde d'un oeil morne me manque. La bière à trois euros me manque. Natsu, le restaurant japonais, me manque. La scène s'ouvre au-dessous de moi. Elle m'avale.
Bah, oublie cette ville qui ne valait pas grand chose, tu es à Paris, au centre du monde, là où les cultures se mélangent
Je ne sais pas
Rien que dans ta tour, la tour Boucry, quarante civilisations te contemplent
Ma tour ?
Ta tour, ta tour c'est Babel
Babel Boucry ?

 

 

par Ulysse publié dans : Vienne communauté : Expatrie(e)s
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Dimanche 11 novembre 2007

Et voilà, c'est fini.

            Sans le dire, un peu lâchement.

                                On oublie, on n'en parle plus.

                                            Pourtant, il y a encore tellement de bars ou de cafés.

Je suis désolé le Mocca Club, je suis désolé l'Immer Voll, je vous ai oubliés.

Je suis désolé Sacher, je suis désolé le Rote Bar.

Je suis désolé Vienne, je suis parti.

Chocolat Viennois ne disparaît pas, il reste là

Reposant sur son passé, attendant un avenir meilleur.

Qui sait si un jour je retourne à Vienne, même pour un week-end, Chocolat Viennois revivra.

Et moi avec.

 

 

 

Si vous cherchez un café viennois :
Maximilian
Café der provinz
Votiv

Palmenhaus
Pickwick's
Demel
Segafredo (Esl' Hagsac)
Welt Café
Bellaria
MQ Daily
BAWAG café
Braunerhof
Zum Leupold
Segafredo
Aïda
Die Kantine
Café Stuphann



Si vous cherchez un restaurant :
Schweizerhaus
Wienerschnitzelplatz'l
Café Garage (Grinzig)
Figlmüller
Asia World
Wok et Fondues Chinoises
Universitäts Bräu
Atelier Augarten
Am Nordpol
Wickerl
Shanghai Tan
Gräfin vom Naschmarkt
Bagels Station
Natsu

 Si vous cherchez un bar, une boîte :
Bendl
Rathaus
Einbaumöbel
Einbaumöbel (Esl'Hagsac)
Les bars de l'amour de Praterstern
Flex
Charlie P's
Wuk (et un peu les élections françaises) (Esl' Hagsac)
Camera Club
Soho
Donau
Die Dondrine
Kaiko
Shebeen
Tunnel Vienna Live
Bier Teufl
B 72
Down Under
WUK
Fluc
Luftbad
Planet Music
Puu
London Club



  Le reste est à trouver en se baladant sur le blog.


 

par Ulysse publié dans : Vienne communauté : Erasmus un jour, toujours
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Mardi 19 juin 2007
Retour au Bendl
1.JPGUn, deux, trois, quatre....
Treize à la douzaine
Koks, mon amour
koks.JPG














Les dessous de bière volent
c'est la tradition
     

2.JPG










Et l'adition décolle
par Ulysse publié dans : Vienne communauté : Expatrie(e)s
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Jours tranquilles à Paris

Après Vienne, une année de chocolat viennois et de pâtisseries de toutes sortes, voilà Paris. A nouveau, déguster ou même parfois se baffrer mais, surtout, tout goûter. Arpenter les arrondissements, rôder dans les petites rues à la recherche du meilleur endroit. Continuer à être objectif. Oser caresser avec délice l'absolu. Pour cela, il faut des critères évidents, clairs, nets, précis, réduits. Il faut, le temps d'une dégustation, réussir à devenir un ordinateur, une simple machine à papilles.

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Kaiko
Asia World
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